L'ONG AHA demande la libération de Baradine Berdei Targuio (détenu au secret).

22 Février 2020, 14:24

 

Cela fait plus d’un mois que le défenseur des Droits de l'Homme Baradine Berdeï Targuio est aux mains des sbires de L’ANS. Une situation que l'ONG AHA dénonce avec vigueur. "Comment justifier qu'un commando puisse investir le domicile d'un citoyen, sans aucun mandat et dans un accoutrement pour le moins surprenant, puisque ils étaient cagoulés", (Avocats) - Nous exigeons la libération de ce défenseur des droits de l'Homme.

Baradine Berdei Targuio, président de l’Organisation Tchadienne des Droits Humains (OTDH), a été arrêté devant son épouse et ses enfants, chez lui à N’Djamena, par des hommes armés et masqués le 24 janvier 2020. Il aurait été conduit à l’Agence nationale de sécurité (ANS) et sa famille ne l’a pas vu depuis. Plusieurs personnes ont déjà été soumises à des actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant leur détention à l’Agence nationale de sécurité, et Amnesty International pense donc que Baradine Berdei Targuio pourrait être en danger.

Baradine Berdei Targuio est le président de l’Organisation Tchadienne des Droits Humains (OTDH), créée en 2006. Il est connu pour avoir adressé une lettre ouverte au président Idriss Déby Itno sur la situation en matière de droits humains dans la région du Tibesti (nord du Tchad), dans le cadre de l’état d’urgence en novembre 2018.

Le 22 janvier 2020, deux jours avant son arrestation, il avait publié un texte sur Facebook sur la santé du président, affirmant que « le président Déby serait gravement malade et hospitalisé en France ». Le 24 janvier, il est arrêté chez lui et sa famille est sans nouvelles de lui depuis.

Bien qu’un décret adopté en 2017 donne à l’ANS le pouvoir d’«arrêter et de placer en détention des personnes soupçonnées aux fins d’enquête, lorsqu’elles représentent une menace réelle ou potentielle, conformément aux lois de la République », le Code de procédure pénale du pays prévoit que les suspects peuvent être maintenus en garde à vue 48 heures, renouvelable une fois, avant d’être présentés à un tribunal ou libérés. Dans le cas de Baradine Berdei Targuio, ce délai de quatre jours a été dépassé, et il doit donc être libéré.

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